Débats

 Débats libres et publics entre décideurs, acteurs et usagers de l'architecture et de la ville sur toutes les questions touchant aux aménagements architecturaux, urbains et territoriaux concernant Toulouse et sa région.

Débats organisés en moyenne cinq fois par an, animés par Stéphane Gruet, architecte, philosophe.

 

 

 

2019


 Mardi 28 mai 2019 / 18h30

L’ARCHITECTURE POUR LA VILLE / L’ARCHITECTURE CONTRE LA VILLE

Comment l’architecture peut-elle et doit-elle s’inscrire dans la ville pour la servir “durablement” ?

 

 

Débat animé par Stéphane GRUET, architecte, philosophe

 

 

L’architecture monumentale, dont le temple grec fut longtemps la figure idéale et intemporelle, aspire, au mépris de la ville, à la solitude et à l’autonomie de l’œuvre d’art.

Mais c’est par incrémentation que de multiples constructions font une ville belle, et cette beauté est celle, irréductible à aucune idée, qui est l’œuvre des hommes, de la matière et du temps, soit la poésie même.

Comment l’architecture peut-elle renoncer à son idéal d’autonomie et de parfait accomplissement pour servir les vies humaines, épouser les rythmes de son époque, et participer à l’édification d’une ville, dont la beauté dépasse l’art pour s’égaler au monde ?

 

 

 

Événement dans le cadre du

Mois de l'Architecture Occitanie



 Mardi 26 février 2019 / 18h30

La participation dans les projets  urbains : quelle CRÉDIBiLité ?

 

avec la participation de notamment :
• Franck BIASOTTO, Adjoint au maire au Logement,

Président de la Commission Habitat de Toulouse Métropole

• François AUMONIER, maire de Fourquevaux
• Antoine MAURICE, Conseiller municipal de Toulouse

Conseiller métropolitain de Toulouse Métropole

• Patrick BODART, architecte, association Periferia, Bruxelles

• Dolores CANEZIN, Amicale des locataires (CNL),  Bellefontaine, Toulouse

 

Débat animé par Stéphane GRUET, architecte, philosophe

 

« La France est le pays où l’on parle le plus de participation et où on la pratique le moins. » disait un sociologue. Et de fait les spécialistes et les acteurs eux-mêmes se mettent à douter de l’exercice de la participation dans les projets urbains.

Les « habitants » disent volontiers leur défiance à l’égard des processus participatifs organisés d’en haut. Mandat après mandat, promesse après promesse, et alors que les gens n’y croient plus beaucoup, les élus l’ont reconnue peu à peu comme incontournable.


Et si tous sont à peu près d’accord sur la nécessité d’une participation dans les projets urbains, personne, en fait, ne semble savoir comment il faut s’y prendre exactement pour s’assurer des bénéfices attendus. Et comment éviter surtout la frustration des citoyens, et un coût politique à l’inverse du bénéfice attendu.

Car ils sont nombreux les projets urbains, dont le « volet participatif » semble aux « habitants » n’avoir été qu’un moyen de faire passer ce que les techniciens ont conçu seuls, sans les « habitants ». D’où ce sentiment récurent que la ville se fait sans eux.

Quelles conditions, quels principes fondamentaux, quel jeu d’acteurs, quelles échelles, quelles modalités pourraient-elles dès lors garantir l’efficience de tels processus?

Est-ce un problème de culture politique ? Est-ce cette défiance aujourd’hui croissante envers les institutions ? La participation peut-elle naître d’une injonction venue d’en haut comme à l’école de la république ? Ce qui vient d’en haut peut-il engendrer ce qui doit venir d’en bas, autrement que sous la forme du conflit ? Et le conflit lui-même n’est-il pas la condition de toute création —comme l’affirmait un très ancien philosophe grec ?

Mais ces questions, qui valent en général pour toute participation politique, se posent d’une façon plus concrète à l’échelle d’une ville où il s’agit de construire ensemble des espaces communs pour y vivre ensemble, durablement.

Et c’est là peut-être une chance de sortir enfin des abstractions politiques et des utopies, pour construire ensemble sur la terre et dans le temps, tous et chacun à notre pointe de vue, concouramment, à la construction d’espaces partagés où, chacun trouve sa place, distincte de toute autre, formant ensemble par l’espacement ainsi ouvert entre nous, comme réunis autour d’une table, autour d’une place ou d’une rue, une petite « communauté urbaine » dans une grande cité.

 

2018


Mardi 11 décembre 2018 / 18h30

Architecture, mutation et mixités :

Comment l’architecture peut-elle s’adapter et accompagner durablement les mutations de la vie sociale et urbaine ?

 

avec la participation de :

Christophe LUBAC, Maire de Ramonville St-Agne

Thérèse PICHON, ancienne élue à l'urbanisme à Balma, en charge de la ZAC Vidailhan, présidente de Faire-Ville
Eric PERRUTEL, Directeur du développement, La Cité Jardins
Alain GRIMA, architecte, GGR
Philippe PETTENATI et Christophe BALAS, architectes, Projet 310
Jean-Baptiste FRIOT, architecte, Gens
Hervé AMBAL et Thersile DUFAUD, architectes, AR 357

Tiphaine ABENIA, architecte DE, ingénieur INSA, Laboratoire d'Études de l'Architecture Potentielle

 

Débat animé par Stéphane GRUET, architecte, philosophe

 

Vous pouvez télécharger ce débat ici

Débat des "Mardis de l'Architecture et de la ville" au CCHa, le 11 décembre 2018

En architecture, comme dans la haute couture, les modes changent. Les architectures poursuivent la course des images qui circulent à un rythme toujours plus rapide et changent sur une décennie à peine.

Mais ces parfaites images peuvent-elles évoluer avec le temps et avec la vie qui se tient derrière entre leurs murs ? Peuvent-elles s’adapter aux besoins et aux usages nouveaux ? Ou doivent-elles disparaître chaque fois comme ces produits industriels de consommation que l’on jette après usage ?

Ne peut-on imaginer que nos architectures aujourd’hui puissent être conçues pour rester durablement en mutant, en se diversifiant, en s’adaptant aux changements des usages et de la vie sociale qu’elles veulent servir ?

Est-il admissible au XXI°e siècle où l’on prend enfin conscience de l’impératif d’un renouvellement et d’un développement « durables », de démolir ces constructions trois à quatre décennies après leur construction ?

Ces démolitions au fond ne sont elle pas inscrites dans les modes de conception et de production issus de l’époque industrielle. Car ceux-ci font abstraction du temps de la vie sociale, des échanges et des incessantes mutations de la vie urbaine, des changements continus et si divers de la vie sociale, économique et culturelle.

Comment faut-il s’y prendre pour que nos architectures servent ces mutations, ce renouvellement diffus, et puissent durer sans figer la vie sociale ?

Alors que l’on sauve à grand frais la moindre façade du XVIIIe siècle, ne pourrait-on éviter aujourd’hui ce traumatisme des « rénovations urbaines » par démolition-reconstruction qui suspendent la vie pendant tant d'années avant d’engendrer ces quartiers dortoirs sans vie et «sans histoire » ?

Si l’on s’accorde sur ces prémices, comment devrions-nous repenser nos constructions afin qu’elles se réconcilient avec les exigences de notre temps post-industriel : celles d’un développement durable et d’un renouvellement urbain qui ne passe plus par la démolition systématique de l’existant ?

 

 

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Mardi 05 juin 2018 / 18h30

QuelleS règleS pour faire la ville ?

Logo du Mois de l'architecture

Événement dans le cadre du Mois de l'Architecture

 

avec la participation de :
Gilles HERMANN, Directeur des opérations OPPIDEA
Luc MONNIN, Architecte, président UNSFA 31
Raphaël BETILLON, Architecte, président de la Maison de l’Architecture
Benoît LANUSSE, Urbaniste, Toulouse-Métropole
Rémi PAPILLAULT, Architecte, professeur ENSA, architecte conseil

DRAC Rhône-Alpes
Jean-Yves PUYO, Architecte-urbaniste, APUMP
Sophie VIDAL, Urbaniste Dessein de Ville
Sébastien MAZAURIC, Urbaniste et artiste


Débat animé par Stéphane GRUET, architecte, philosophe

 

Vous pouvez télécharger ce débat ici

(suite à un problème technique, la restitution est tronquée)

Affiche du débat du 22 mai au CCHa [Centre des Cultures de l'Habiter]

 

Depuis les origines, et à mesure que grandissaient leurs besoins d’échanges matériels et immatériels, il semble que les hommes aient eu tendance à se réunir en nombre toujours plus grand, et ce au mépris de toute rationalité et limite raisonnable. Tout se passe comme si le phénomène urbain obéissait à une loi de gravité inorganique procédant par agglomération dans le temps, cette gravité semblant obéir à la loi de Jane Jacob selon laquelle la vie attire la vie.

Or il est dans la nature du vivant de s’organiser par lui-même. L’autonomie propre à la nature et à la vie (auto-nomos : qui se donne sa loi propre) tend à la spécialisation et à la création des formes toujours nouvelles disait Goethe, et à ces « propriétés émergentes » qui caractérisent la genèse du vivant. D’où l’affirmation du plus rationaliste de tous les urbanistes : la ville est biologique ou n’est pas. (Le Corbusier).

 

Mais s’agissant de l’homme, créature créatrice s’il en est, animal social doué de cette faculté de réfléchir sa pensée, s’impose très tôt avec la révolution néolithique l’usage de cette faculté conceptuelle qui lui est propre, ou de sa raison régulatrice (Kant).

Ainsi l’autorité des nombres et de la géométrie s’est imposée très tôt avec les empires en Mésopotamie, en Chine, en Amérique précolombienne, et autour de la Méditerranée.

La règle y fut imposée par l’autorité politique et les nécessités de la défense aux époques des royaumes combattants et des empires conquérants.

Et l’on a vu depuis les premières colonies dès le 4e millénaire avant notre ère s’imposer le cordeau et l’équerre (3/4/5) qui préside aujourd’hui encore à toute construction ou extension urbaine (le dessin en courbe n’est qu’une variante formelle d’un même procédé de planification).

La règle a priori qui déterminait la géométrie des fondations militaires et des colonies de toute époque1 a su faire la ville. Mais « l’urbanisme moderne » a voulu rompre avec les règles traditionnelles d’alignements autour des vides urbains et réinventer toutes les règles qui se sont depuis multipliées, donnant tant de réglementations superposées et souvent contradictoires, que l’on peut se demander, avec cette inflation des lois touchant l’urbanisme, si trop de règles n’a pas finit par tuer la règle ?

 

Comment se fait-il que nous ne sachions plus produire cette harmonie, que les anciens définissaient comme l’unité du divers, cette harmonie qui paraissait si naturelle encore au XVIIIe siècle, où l’on embellissait nos villes par la règle à laquelle participait chaque édifice singulier, selon cette culture partagée par toute une société d’hommes libres ?

D’où vient, comme disait Pouillon, que « depuis que nous parlons d’urbanisme, nous ne savons plus faire la ville? »

Comment se fait-il qu’avec tous nos règlements nous ne sachions plus susciter cette harmonie qui n’est pas celle des grands palais et autres œuvres de l’architecture entièrement préméditées, ni cette diversité naturelle d’une multiplicité agissante simplement soumises à une même loi, comme dans la nature ?

 

Que s’est-il passé depuis l’époque où la plus grande diversité parvenait pour ainsi dire naturellement à former une admirable unité, où les conventions, règles écrites, us et coutumes, ou simple figure stylistique qui caractérisent l’esprit d’une culture, réunissaient les hommes dans la matière et le temps pour engendrer Assise, Sienne ou Paris?

Et cette nostalgie largement partagée si l’on considère les destinations touristiques, et la désertion et l’irrésistible dévalorisation de tant de quartiers modernes, n’est-elle qu’esthétique ? Ou bien notre sensibilité n’est-elle pas touchée par ce que nous disent précisément ces formes urbaines de notre façon de vivre et de construire ensemble le monde à venir ?

Autrement dit, notre façon de faire la ville n’est-elle pas à l’image de notre façon de faire société, soit de notre façon de nous y prendre pour vivre ensemble ?

Car il semble bien que s’il y a des règles qui font la ville, il en est qui la défont.

 

Ne nous faudrait-il pas dès lors nous interroger sinon sur la nature des règles, sur la façon de les produire et de les appliquer, autrement dit sur la « participation », c’est-à-dire sur le partage et le consentement de tous à ces règles communes, à ces lois que nul n’est censé ignorer mais qu’aujourd’hui nul ne comprend plus. Car ces règles ne forment manifestement plus ce ciment des communautés humaines dont elles étaient autrefois le témoignage écrit et construit, assurant cette harmonie tout à la fois politique et urbaine, scellé durablement dans l’architecture de nos vielles villes ?

 

1 des fondations mésopotamiennes telle Mari, aux villes d’Alexandre, des capitales impériales des Han aux colonies romaines, des bastides et autres villes nouvelles de l’Europe médiévales aux grandes villes américaines d’origines espagnoles ou anglaises.

 

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Mardi 20 mars 2018 / 18h30

INNOVATIONS FONCIÈRES

Comment ouvrir la ville à tous ?

 

avec la participation de :

  • Thierry Douzal, Maire de Salles-sur-Cérou
  • Pascal Barbottin, Directeur général de Patrimoine S.A. Languedocienne
  • Jean-Paul Coltat, Directeur général de la S.A. des Chalets
  • Imed Robbana, Directeur général du COL
  • Henri Touati, notaire
  • Daniel Tomasin, Juriste, créateur de IEJUC
  • Patrick Bodart, architecte, Périferia, Bruxelles
  • Hélène Morel, architecte, spécialiste des OFS, SCIC Faire-ville
© Faire-ville - Affiche du débat "Innovations foncières" du 20 mars 2018

 Un des problèmes majeurs de notre société est celui de ne pouvoir garantir à tous un logement tout au long de la vie. L’autre est l’accès pour tous à la vie et aux services des centres urbains.

Or les valeurs foncières n’ont cessé de s’accroître au cœur des métropoles, là où les plus modestes ont accès à l’emploi et aux services par les transports en commun. C’est donc là où le foncier est le plus cher qu’il nous faut faire le plus d’effort pour le rendre accessible aux ménages modestes.

L’art. 55 de la loi SRU et sa déclinaison dans les outils de planification de l’Habitat (PLH/PLUI-H) y contribue pour partie. Mais ceux qui veulent accéder à un logement doivent le plus souvent s’éloigner des centres urbains, perdant en charges de déplacement ce qu’ils gagnent sur le foncier.

Le développement des établissements publics fonciers (EPF) fut une première réponse, d’autant plus décisive que leurs moyens fiscaux leur permettent d’importantes acquisitions. Ils freinent ainsi une spéculation immobilière, elle-même nourrie par les investissements publics urbains. A tout le moins, les EPF favorisent une maîtrise publique de la rente foncière que l’on admet progressivement aujourd’hui.

La structure de la propriété foncière est en Angleterre très différente de celle du code civil napoléonien, distinguant à la façon de l’Ancien Régime la propriété éminente de la tenure cédée par bail emphytéotique. Ce qui, de fait, réduit l’effort immédiat au seul bâti étend la charge foncière sur le long terme et freine la spéculation. Au lieu de voir la valeur s’accroître avec le temps, celle-ci diminue à mesure que l’on se rapproche du terme du bail emphytéotique.

Après que le Code civil a en France traduit la tenure en propriété absolue (usus abusus et fructus), différents dispositifs tentent de remettre en place un équivalent en droit français fondé sur la dissociation entre le terrain et la bâti ; on connaissait les baux emphytéotiques (réintroduits par la jurisprudence dès 1804), le bail à construction (1964) et le bail à réhabilitation (2012). Un texte de 2013 institue le Bail Réel Immobilier de Longue durée (BRILO), réservé au logement intermédiaire, qui a vocation à réduire la spéculation comme les baux anglais du fait de l’échéance du bail.

 

Dans le contexte anglo-saxon, les Community Land Trust (CLT), organismes d’intérêt communautaire, tel celui de Burlington dans le Vermont (1984) favorisent les primo-accédants en réduisant la charge foncière initiale tout en limitant la plus-value réalisée à terme sur la propriété bâtie lors de sa session, réservant 75% de cette plus-value pour les équipements du CLT. Depuis plus d’une dizaine d’années, ce modèle anglo-saxon, et la philosophie qui le sous-tend, inspire des acteurs associatifs en France jusqu’à ce que la loi ALUR en 2014 puis la loi Macron en 2016 crée un équivalent en France sous la forme des « Organismes Fonciers Solidaires ».

Ces organismes de droit privé associant tous types d’acteurs acquièrent du foncier et cèdent les droits réels sur le logement par un Bail Réel Solidaire (BRS) de 19 à 99 ans, directement à des accédants à la propriété à la manière des CLT, ou bien à des acteurs professionnels intermédiaires sociaux ou privés qui interviennent pour la construction, la location ou la commercialisation du bâti sous BRS. Ainsi le retour sur la charge foncière peut être réparti sur du très long terme, quand les prêts sont limités à 25 ans pour les particuliers, 50 ou 60 ans pour le locatif social.

Si les effets sont donc sensibles à proportion de la charge foncière (jusqu’à 20 à 25% dans les zones très tendues), la maîtrise perpétuelle du foncier par l’OFS et l’encadrement des conditions d’attribution et de revente agissent, comme pour les CLT anglo-saxons, comme un frein à la spéculation et évitent que l’effort consenti par la collectivité, notamment fiscal, ne soit récupéré par les accédants (sous plafonds PSLA), la plus-value réalisable sur le bâti étant plafonnée par l’OFS.

Alors que les dispositifs antérieurs ne semblent pas entraîner l’engouement des investisseurs, l’OFS, conçu comme un outil souple et appropriable par les acteurs, suscite d’ores et déjà beaucoup d’intérêt parmi les opérateurs sociaux et les collectivités : 4 OFS ont déjà été créés,7 sont en projets.

 

Mais cette dernière innovation soulève encore des interrogations :

  • Pourra-t-elle contribuer à l’accès des plus modestes au cœur des grandes métropoles?
  • Peut-elle contribuer à freiner par contamination la spéculation foncière et immobilière ?
  • Peut-elle renforcer les moyens d’action des acteurs sociaux et de la collectivité avec un meilleur rendement de leurs efforts,
    économique et fiscal ?
  • Quelle relation envisager entre les EPF et les OFS : concurrence ou coopération ?
  • Cette réduction du coup de pouce aux accédants ne risque-t-elle pas de freiner leur parcours résidentiel ?

Ces questions ne sont pas exemptes de perspectives et de choix politiques. Nous tenterons ensemble d’y apporter quelques éléments de réponse.

 

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Mardi 30 janvier 2018 / 18h30

Low-cost, low-tech, low-energy,    low-imprint… Hautes solidarités humaines

Comment concevoir l'habitat pour demain ?

 

avec la participation de :

François LÉPINEUX, Maire de Brax, Vice-Président Commission Environnement et Développement durable Toulouse Métropole
Raphael BÉTILLON, architecte, président de la Maison de l’Architecture
Jean-Yves PUYO, architecte-urbaniste, APUMP
Alain GRIMA, architecte, GGR
Lucas KANYO, architecte, membre d’Architectes Sans Frontières, Brésil
Claude MAURETTE, ingénieur, prestataire Emmaüs

Alain MARCOM
Thierry PERROCHEAU, Mecoconcept, spécialiste production brique de terre, Faire-ville
Chloé VIÉNOT, association Bois & Cie, Faire-ville
Florian ZAOUR, Ecozimut, spécialiste Qualité Environnementale du Bâtiment...

Affiche débat des mardis de l'architecture janvier 2018

Chacun à sa place, habitants, promoteurs, élus, architectes, sait bien que nous ne pouvons plus continuer comme ça. Les premiers peinent à s’assurer d’un toit dont la charge leur laisse de quoi vivre, les seconds voient s’accroître les coûts de production et sans cesse diminuer ceux qui peuvent payer, les architectes conçoivent dans un carcan normatif et réglementaire qui rend toute innovation impossible, les élus, enfin, peinent à loger les familles en demande de logement dans des conditions dignes et durables...
L’augmentation des coûts de production de l’habitat a non seulement pour conséquence les discriminations socio-urbaines, l’exclusion des plus pauvres, et l’étranglement du marché immobilier, mais également une empreinte écologique qui met en danger notre avenir collectif. Si bien que nous ne pouvons plus éluder la question de notre habitat, de sa conception, de sa production et de sa gestion, que nous savons non « durable ».

Notre société de normes et de contrôles, à vouloir tout maîtriser, perd le contrôle de la situation. Des cabanes, des tentes et des bidonvilles réapparaissent aux abords des grandes villes, en France comme ailleurs à d’autres échelles.
Mais cibler les plus pauvres ne résout rien et engendre de nouvelles formes de ségrégation. Or nous sommes tous concernés.
Ne pourrions-nous construire, non pour les pauvres mais pour les riches, un nouvel habitat expérimental, économe en finance, en technique, en énergie, en empreinte écologique, dans lequel les hommes auraient à nouveau plaisir à habiter ensemble ?
Est-ce là une utopie tellement inconcevable quand il est tant d’habitats anciens qui offraient et offrent encore un tel confort, dans l’économie technique, bioclimatique et écologique de traditions ancestrales.
Peut-on enfin repenser une technique qui soit au service de la nature, de notre nature comme de celle de la terre, et réinventer un habitat plus sage, inspiré par l’économie de la nature, d’une intelligence non pas artificielle mais naturelle, celle du génie humain.

Ne nous faut-il pas dès lors favoriser les “circuits courts” dans nos modes de production, pour que renaisse une créativité par l’échange et la participation de ceux qui construisent et de ceux qui habitent, ensemble, dans leurs nouveaux villages urbains, dans leurs quartiers ou leurs villes réinventés — tandis que nous fuyons les cités du siècle dernier et préférons à la plupart des quartiers neufs, normalisés et labellisés d’aujourd’hui, nos vieux quartiers populaires, vivants et poétiques.

Notre société est-elle capable d’ouvrir de nouvelles voies à l’expérimentation quand tout semble peu à peu se figer, se scléroser, par accumulation irréversible de réglementations mortifères toujours plus contraignantes, par rapport auxquelles toute prise de risque se paye au prix fort. Y a-t-il un retour possible à l’invention, à la créativité pour faire face à une situation d’urgence sociale, économique et climatique ?

L’utopie d’aujourd’hui pourrait bien être l’envers de celle d’hier : low-tech, low-energy, low-imprint, low-cost, et de hautes solidarités humaines. Elle tournerait enfin le dos aux idéaux d’une modernité qui n’a cessé de tout diviser et multiplier et a perdu le sens de l’harmonie, de la nature, des hommes et de la beauté des choses, planifiant la vie sociale comme une usine de production industrielle, un « outil de travail », hiérarchisant les activités, les hommes, leurs fonctions et leurs plus-values. Ne serait-ce pas là l’utopie du XXIe siècle ? Non d’une Xieme post-modernité, mais de ce qui n’étant jamais plus moderne le sera toujours.

2017


Affiche débat du mardi 5 décembre 2017

Mardi 5 décembre 2017 / 18h30

L’architecture et l’urbanisme sont-ils des actes  « politiques» :

Les murs et leurs ouvertures déterminent-ils la qualité de notre vie commune ?

 

avec la participation de :

Dominique FOUCHIER, Maire de Tournefeuille, membre de la commission permanente du Conseil départemental

Julien KLOTZ, Président de la commission Logement, développement durable au Conseil départemental

Raphaël BÉTILLON, Architecte, président de la Maison de l’Architecture

Thérèse PICHON, Présidente de Faire-Ville, ancienne Élue à l’urbanisme

Françoise FAVAREL, architecte-urbaniste, directrice du CAUE 31

Jacques COLOMBIÉ, administrateur de la Régie de Quartier de Bellefontaine, ex-président de l’association des copropriétaires du Mirail

Patrick BODART, architecte, association Periferia- Bruxelles

 

Vous pouvez télécharger ce débat


L'architecture et l'urbanisme furent sans doute, dès l’origine, au regard de l'étymologie du mot, des actes "politiques". Car la "polis", entendue comme l'organisation d'une multiplicité d’hommes afin qu’ils puissent vivre durablement ensemble, dépend bien d'un partage de l'espace, qui est éminemment politique.

Ainsi le sens même du « politique » passe par l'ouverture des espaces particuliers à l'espace du commun, car c’est bien le clos et l'ouvert que l'architecte sans cesse détermine lorsqu’il dessine des murs, et, dans ces murs, des portes et des fenêtres.

Et c'est bien le travail de l'urbaniste aujourd’hui que de circonscrire ces espaces où se retirent pour y vivre entre eux hommes, femmes et enfants ; et simultanément d'ouvrir ces espaces, pour leur circulation et leurs échanges avec le reste du monde, par quoi se joue la vie de la cité.Ainsi ces murs qui déterminent nos vies n'ont de sens qu'en fonction de ce dynamisme qu'ils servent, cette âme de la cité, son caractère et sa puissance, son “attractivité”.

Et l’on peut donc penser que tout mur aussitôt qu'il détermine la vie individuelle et collective, est un acte politique, et qu'en tant que tel, il devrait servir notre nature et non la subjuguer, prendre soin d’elle et non réduire cette liberté sans laquelle il n'est plus ni vie ni création, ni cité digne de ce nom.

Si donc nous avons conscience de cette immense responsabilité à l'égard de la vie et de la nature de nos communautés, comment devrions-nous tracer ces murs et ces ouvertures pour servir la vie d’une collectivité humaine, la cultiver et non lui faire violence ? Comment autrement dit fixer ces règles qui supportent la vie collective, et non ces règles qui l’asservissent ? N’est-ce pas là la vraie question ?

 

 

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Mardi 3 octobre 2017 / 18h30

QU'EST-CE QU'UNE VILLE "DURABLE" ? Espace et temps de l’aménagement urbain

Jean ROUSSEL, Maire de Baziège

Jean-Marc BORGIA, Maire de Saubens

François AUMONIER, Maire de Fourquevaux

Gérard BOLET, Maire de Montbrun-Lauragais

Pascal AUPETIT, Adjoint au maire de Seilh, délégué à l'urbanisme

Raphaël CATONNET, Directeur général délégué de Oppidea

François RIEUSSEC, Président du Syndicat National des Aménageurs Lotisseurs

Pascal BARBOTTIN, Directeur général de la S.A. Patrimoine

Luc ADOLPHE, Institut de la Ville, professeur INSA,

Pierre ROCA D'HUYTEZA, Urbaniste, Responsable formation Sciences Po, Association des Professionnels de l’Urbanisme MP

Jacques TORRES, Architecte DPLG, urbaniste, Enseignant MAA Ville et Territoire ENSA Toulouse

Catherine SOULA, Écologue, paysagiste, urbaniste, paysagiste-conseil de l’Etat, enseignante à l’ENSAP de Bordeaux

Cédric DUPUIS, architecte, doctorant LRA ENSA Toulouse


« On parle beaucoup de « ville durable ». Mais on continue le plus souvent de planifier la ville comme un projet technique, entièrement prémédité et soumis au paradigme industriel, où ce qui a été conçu hors du temps peine ensuite à prendre vie, à s’inscrire dans le devenir de la ville et d’un territoire.

Mais personne ne croit plus que la ville puisse être "une machine à habiter” ? Sans attendre que le temps ne condamne à nouveau ces plans à grande échelle, ces quartiers qui poussent au rythme des investissements spéculatifs, comment penser la temporalité de l’aménagement et du développement urbain pour donner à nos projets le temps nécessaire d’une adaptation aux aspirations des habitants et au développement de la vie sociale ? Comment, autrement dit, donner aux gens l’envie d’y vivre ?

Tout artifice spéculatif s’est avéré vain, car la vie ne suit jamais nos calculs et nos plans ; ne faudrait-il pas dès lors que ce soient nos plans qui s’adaptent à la vie ? Nous savons bien ce qu’il ne faut plus faire, que le modèle industriel est révolu, qu’on n'apprend pas au gens à habiter, et savons bien qu’il nous faut réapprendre à travailler avec le temps, la nature et les hommes. Mais comment faire ? »

 

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Événement Mois de l'Architecture Occitanie


Mardi 13 juin 2017 / 18h30

L'ARCHITECTURE EST-ELLE UNE FIN EN SOI ?

Le projet comme fin ou comme chemin vers les autres ?

 

avec la participation de :

Lucas KANYO, architecte brésilien, Architectes Sans Frontières
Patrick PEREZ, anthropologue, architecte, enseignant à l’ENSA
Douchan PALACIOS, architecte, membre ASF, enseignant à l’ENSA,

membre de Faire-ville
Chloé BODART, architecte,  Chloé Bodart / Construire
Luc MONNIN, architecte, président du GIE Caths
Jean-Baptiste FRIOT, architecte, maison de l’architecture, membre de Faire Ville
Jean-Pierre CORDIER, architecte, chercheur émérite en développement durable,
Jaufret BARROT, Association “Unitycube”, architecte DEA
Mélodie DALY, Association “Le bruit de la conversation”, étudiant en architecture
Quentin DELOIRE, Association “Architake Tour”, étudiant en architecture

 

vous pouvez télécharger ce débat

Avec le concours d'Architectes Sans Frontières dans le cadre de leur exposition "EXPONOMADES #2"


Les engagements alternatifs et associatifs des nouvelles générations d'architectes, tels les Architectes Sans Frontière en l'honneur aujourd’hui au Centre des Cultures de l’Habiter, et bien d'autres qui parcourent la France et le Monde en quête de sens, témoignent à eux seuls que notre Monde a changé, et que nos façons de faire doivent aussi changer.

Devant la crise du métier de l'architecte, et pour beaucoup sa perte de sens, ne nous faut-il pas en effet réinventer notre manière de concevoir et de construire ensemble le monde de demain, sortir du "champ clos" de « l'architecture pour architecte » qui perd de vue sa "raison d'être", et retrouver un sens nouveau à notre engagement ?

La mainmise des pouvoirs financiers et des BTP, au travers des concours conception-construction et la concentration des acteurs qui se fait au détriment de la multiplicité, de la liberté de ceux qui créent au fond les richesses véritables, ces modes de production qui éloignent toujours plus les producteurs des consommateurs, ont aussi et surtout pour effet d'éloigner toujours plus l'architecte, au service des princes d'hier et d'aujourd'hui, des autres hommes ?

Mais l'architecte, toujours “par nécessité" au service du pouvoir et de l'argent, qui au siècle dernier s'est voulu démiurge, réformateur social, « artiste pour le peuple » pour « bâtir la vie » et « apprendre au gens à habiter », cet Architecte avec le grand A de Archè, qu'a-t-il fait sinon ces « cages à lapins » qu'il n'a jamais habitées.

L'architecte peut-il aujourd'hui renouveler sa pratique pour retrouver du sens, et mettre son art au service des gens ? C'est cette "révolution" à laquelle d'instinct tant d’initiatives associatives veulent s'engager aujourd'hui, expression de cette aspiration sensible chez tant d'étudiants en architecture en quête du sens social, humain, de leur engagement pour un monde plus juste et durable.

Mais derrière ces pratiques alternatives se profilent d'autres enjeux plus fondamentaux encore, qui tiennent à la manière même de faire et de penser. Car l'architecture ainsi conçue peut-elle encore chercher à reproduire ces images que véhiculent les puissances financières et qui circulent sur les magazines papier ou web, qui n'exprime plus rien ni des hommes, ni du temps, ni du monde dont elle est censé naître. Faudrait-il voir dans les tours de Dubaï, Shanghaï ou San Francisco le seul destin possible de l'architecture et d’architectes postmodernes cyniques et désespérés ? Quant aux images de cette architecture d’après-guerre "pour le peuple sans le peuple", qui ont discrédité pour longtemps les idéaux du mouvement moderne en renvoyant à la posture de l’architecte ; ces champs couverts de bungalows financés par la Banque mondiale ou construits par délégation par des entreprises pour les pauvres déplacés des favélas ; ces champs enfin de tours au pays du mariage parfait du capitalisme avec le communisme, toutes ces images sont bien l'expression d'un même mode de production centralisé des pouvoirs industriels et financiers, loin des peuples qu'ils prétendent servir.

Dès lors n'est-ce pas l'image, le projet ou “produit” industriel, sans la participation des hommes concernés, qu’il faut cesser de poursuivre comme fin pour privilégier au contraire le chemin qui relie les hommes, c’est-à-dire le processus, le faire-ensemble ? Non plus à partir d'une idée qui sort toute faite de la tête d'un architecte-star, mais à partir d'une terre, des conditions et des hommes en présence qui furent et restent les moyens premiers de cette architecture que l'on a appelée “vernaculaire“.

Construire non plus une image ou une idée, non une fin mais un chemin ? S'engager non plus pour mais avec une communauté humaine en partant d'une terre et d'une culture au commencement du chemin, et être prêt à affronter les difficultés d'un engagement qui repose encore essentiellement sur le militantisme et le bénévolat, n'est-ce pas par là que la révolution commence, une révolution de la pensée, une révolution de la manière de construire ensemble ?

 

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Débat du 2 mai 2017, auto contruction

Mardi 2 mai 2017 à 18h30

L'AUTO-CONSTRUCTION EST-ELLE UNE SOLUTION ?

Avec la participation de :

Thierry DOUZAL, Maire de Salles sur Cérou
Germain SAHRY, directeur Emmaüs Pau Lescar
Vanessa DE CASTRO, assocation Architectes Sans Frontières
Florence CLIMACO, association Compagnons Bâtisseurs
Michel DARNET, juriste de la construction, vice-président d’Ecobâtir, membre de Faire-ville
Jean-Loup FICAT, auto-constructeur
Stéphane GODARD, contrôleur sécurité incendie et auto-constructeur
Xavier PINON, formateur AFPA et architecte
François HERBEL, association Bois & Cie
Jaufret BARROT, ingénieur INSA, architecte DEA, ENSA Toulouse

 

Débat animé par Stéphane GRUET, architecte, philosophe


Notre modèle de développement, industriel et normalisé, grâce auquel on a répondu aux crises du logement du siècle passé, offrant au plus grand nombre l’accès aux conditions de vie moderne, au plan technique et sanitaire, ce modèle ne parvient manifestement plus aujourd’hui à répondre aux besoins des populations les plus pauvres, dont une part croissante perd aujourd’hui l’espoir d’accéder à un habitat digne de ce nom.

Dans l’habitat populaire ancien, dit vernaculaire, comme dans bien des pays moins « développés » que le nôtre, les communautés locales construisent par elles-mêmes avec les ressources disponibles localement, ou font appel au savoir-faire de leurs proches, selon une économie informelle et solidaire, en “circuit court”, comme on dirait aujourd’hui.

Dès lors les personnes sans logement décent, et souvent sans travail, ne pourraient-elles, dans certaines conditions, travailler à leur propre logement ? Elles renoueraient ainsi avec un certain sens du verbe « habiter » autrefois indissociable du verbe “bâtir”. Et si leur production ne peut être irréprochable au plan des normes techniques aujourd’hui exigibles, combien de bénéfices pourraient-elles en retirer, pour elles-mêmes et pour la communauté tout entière, au plan économique, social et humain ?

Car ces activités du bâtiment ont été progressivement déqualifiées et dévalorisées par l'industrialisation et la séparation en France plus qu'ailleurs entre une sphère intellectuelle de conception et de contrôle —toujours plus coupée du “faire”— et la sphère manuelle qui lui est assujettie, dévalorisée et réduite à l’exécution d’un travail sans âme.

L'auto-construction qui échappe par principe aux standards, normes et règlementations régissant les rapports entre les producteurs et les consommateurs —laquelle interdit de fait l’innovation et la liberté de l’art à l’origine de toute vraie richesse architecturale— l’auto-construction n'ouvrirait-elle pas une perspective nouvelle pour la revalorisation du faire (de la poïésis), en même temps que des travaux manuels, d’un nouvel « art de bâtir », et finalement de l’architecture elle-même ?

Sans doute les savoir-faire se sont-ils perdus au cours d’un siècle d’industrialisation lourde et de quatre décennies post-industrielles de chômage de masse ; sans doute le statut locatif d’un grand nombre de ménages modestes leur interdit de planter un clou ; et sans doute, de « choc de simplification » en « choc de simplification », les autorisations administratives, les conditions règlementaires, juridiques et fiscales viennent-elles compliquer à n’en plus finir ce qui autrefois était si simple, comme se construire une cabane pour dormir à l’abri.

Mais au point où nous en sommes, n’est-il pas devenu tout à fait absurde d’interdire, alors qu’il faudrait les aider, à tant de malheureux de se construire un abri de fortune, en planches ou en simple toile, pour sauver un ordre social et une économie qui les a exclus et les laisse aujourd’hui sans espoir d’avoir un jour un toit à eux ?

Et si l’on peine à imaginer nos villes emplies de campements précaires ou de « bidonvilles », n’est-il pas temps précisément d’anticiper et d’envisager qu’une autre économie de la construction, moins formelle, soit également possible, et qu’un nouvel habitat social puisse se développer, où les plus modestes pourraient bâtir pour eux-mêmes des constructions simples, poétiques, belles et durables, les aménageant par eux-mêmes et pour eux-mêmes, selon leurs besoins, leurs désirs, et leurs savoir-faire ?

Car c’est sans doute en laissant chacun un tant soit peu libre de construire et de se reconstruire que l’on pourra seulement se reconstruire comme communauté humaine ouverte et solidaire, une et multiple à la fois, tissée de ces liens de dons et de contre-dons indéfectibles parce que non monétaires, et sans lesquels il n’y a pas de société durable.

 

 


Mardi 14 mars 2017 / 18h30

QU'EST-CE QU'UNE ARCHITECTURE DURABLE ?

Jean-Luc BRIS, adjoint au Maire de Portet-sur-Garonne à l'Aménagement de la Ville et des espaces publics,
Benoit MELON, architecte et urbaniste en chef de l'État, délégué à l'architecture de la DRAC,
Pierre FERNANDEZ, architecte, enseignant à l'ENSA Toulouse,
Jean-PIerre CORDIER, architecte, enseignant-chercheur honoraire, auteur de "Conception architecturale et RT 2012",
Catherine SOULA, ingénieur écologue, paysagiste, urbaniste OPQU,
Thierry PERROCHEAU, directeur général de Méco-concept (brique de terre crue),
Alain GRIMA, architecte G.G.R,
Jean-François COLLART, architecte,
Jean-Baptiste FRIOT, architecte BAST (sr),
Margot HAYOT, étudiante en Master 2 d'architecture à l'ENSA,

Vous pouvez écouter ce débat ici

 

Cela fait 25 ans que l’on parle de "développement durable". Mais si l’on ne cesse de reprendre le petit catéchisme trinitaire de l'union du social, de l'économique et de l'environnemental, qu’entend-on par “architecture durable” ?

La participation et l’entraide, les solidarités socio-économiques, la mutualisation de l’espace, l’économie générale des moyens et des énergies sous toutes leurs formes, jusqu’aux conceptions “bioclimatiques“ et aux matériaux “biosourcés”, n’est-ce pas précisément ce que les hommes ont toujours fait spontanément jusqu’à l’avènement de l’industrialisation et de la normalisation de la construction ?

Il semble qu’il faille aujourd’hui réinventer en laboratoire, et imposer à coup de règlementations, de normes et de labels, de performances et de contrôles, et d’une assommante pédagogie, ce qui autrefois se faisait sens de l'économie naturelle, par la constante et libre invention de tous.

L’architecture semble nourrie encore par ces mythes planificateurs et techno-scientifiques qui ont abouti aux impasses économiques, sociales et environnementales du XXe siècle ? Et pourquoi ne pourrions-nous penser et construire ensemble aujourd’hui comme hier des murs qui soient d’une qualité telle que nul ne voudra plus les détruire, mais les réhabilitera avec soin pour ses nouveaux besoins ? Ne serait-ce pas là une architecture durable au plan social, économique et environnemental ? Le patrimoine que nous léguerons à nos enfants ?

 

 



Mardi 31 janvier 2017 / 18h30

REPRÉSENTATION ET PARTICIPATION ; élus et citoyens, comment faire la ville ensemble ?

avec la participation de :
Jean-Luc LAGLEIZE, adjoint au mairie de Toulouse pour les opérations de développement urbanistique, représentant Jean-Luc Moudenc
François-Régis VALETTE, maire d'Auzeville

Jean-Claude PONS, maire de Luc-sur-Aude et membre de Faire Ville
Jean-Luc BRIS, adjoint à l'urbanisme de Portet-sur-Garonne, membre de Faire-ville (sr)
Céline GISLARD, responsable d'opération, Oppidéa (sr)
Jean-Paul COLTAT, directeur général de la S.A. Des Chalets
Jean-Yves PUYO, urbaniste, APUMP
Gérard GASSELIN, président de Solidarité Villes
Nicole FENAN (ou son représentant), vice-présidente du comité des associations des Pradettes
Guillaume DRIJARD, président de l'Union des comités de quartier
Jacques COLOMBIÉ, citoyen habitant et membre de Faire Ville


Vous pouvez écouter ce débat

 

La participation des citoyens, usagers et habitants est tenue aujourd'hui pour incontournable pour faire une ville socialement durable et appropriée. Cependant, si la participation à la construction ou à l'aménagement de son habitat est naturelle pour déterminer une appropriation légitime, qu'en est-il de la participation des citoyens-usagers aux grands choix d'aménagements urbains ou à la conception d'espaces publics qui concernent l'ensemble des citoyens d'une Métropole, riverains et usagers ?

Ainsi se trouve posé le problème de la représentativité de la participation face à la représentation démocratique, et du conflit inévitable entre la légitimité du désir de participation des citoyens, et la légitimité de la démocratie élective. Si bien que l'indispensable participation doit bien admettre, quels que soient l'engagement et les compétences techniques acquises par les plus actifs, que la légitimité des arbitrages revient en démocratie élective aux élus en responsabilité.

Cependant si les grands choix d'aménagement doivent nécessairement revenir aux élus, après qu'ils ont entendu et mesuré les attentes de leurs électeurs, il reste que les citoyens ont besoin de prendre part, sinon à la décision, tout au moins doivent-ils partager par l'esprit ou l'action la mise en œuvre de ces décisions, de sorte qu'ayant pris part d'une façon ou d'une autre à l'œuvre collective, ils se l'approprient collectivement.

Ainsi Simone Weil écrivait en 1943 que toute société qui n'est pas capable de donner à chacun le sentiment de la part qu'il prend à l'œuvre collective est tarée et doit être transformée.

Certes le technique suppose un savoir-faire spécifique, mais dans le domaine politique, la confusion du technique et du politique, de la démocratie et de la technocratie n'est elle pas souvent à la source de ce sentiment si répandu aujourd'hui que les choses sont faites pour nous sans nous, au risque d'être faites contre nous. Et c'est ici que le sentiment de la participation à l'œuvre collective devient tellement essentiel comme ce "besoin fondamental de l'âme humaine" dont parlait Simone Weil.

Si l'on partage alors ce point de vue éminemment politique, il reste que sa réalisation entre démocratie formelle, et technocratie exécutive, ne peut se satisfaire d'une communication politique unilatérale. Dés lors quels moyens peuvent être mis en œuvre pour mieux associer élus et citoyens dans le sentiment d'une oeuvre véritablement collective, de sorte que construisant ensemble, nous nous construisions comme une communauté urbaine véritable.

2016


Débat agriculture urbaine CCHa

Mardi 18 octobre 2016 /  18h30

L'AGRICULTURE URBAINE, Autonomie alimentaire ou autre façon de vivre la ville ?

Avec la participation de :
• Jean-Michel BOUAT, Adjoint au Maire d’Albi délégué au développement  durable, à l’agriculture urbaine

et à l’eau
• Antoine MAURICE, Conseiller municipal de Toulouse
Président du groupe des élu-es «Toulouse Vert Demain»
• Catherine SOULA, Écologue, paysagiste, urbaniste
Paysagiste conseil de l’État
• Florian Champoux,  Terr’eau ciel, Experts en agriculture urbaine et paysagisme comestible
• Joseph Gonzalés, Toulouse en Transition
• Philippe Dubois,  Borderouge en Transition
• Pascal Bordier, Association Cosmos

 

Vous pouvez écouter ou télécharger ce débat ici



le DÉBAT aura lieu au CHÂTEAU de SOULE

13 avenue de Suisse, 31520 RAMONVILLE St AGNE

Mardi 14 juin 2016 / 18h30

Copropriétés dégradées : PRÉVENIR OU RECONSTRUIRE ?

Avec la participation de :

 

• Christophe LUBAC, Maire de Ramonville St Agne
• Claudia FAIVRE, Maire-Adjointe Aménagement du territoire,

Patrimoine, Transports, Ramonville St Agne
• Isabelle PAGÈS-FOURNIER, Chef du service Cohésion et Mixité de l’Habitat au SICOVAL
• Pierre MARCHAL, Responsable du Pôle aménagement, S.A. des Chalets
• Pascale BRANDALAC, Directrice de l’ADIL (Agence Départementale d’Information sur le Logement)
• Benoît CHANSON, Architecte, Ingénieur ENSM

 

Pour accéder au Château de Soule

Ligne B du métro, arrêt Université Paul Sabatier, puis le bus 56, arrêt Chateau de Soule


Il est de notoriété publique que les copropriétés pauvres et dégradées constituent un problème presque insoluble en France.

Au point que la solution qui finit souvent par s'imposer est la démolition et la reconstruction.

Comme pour les quartiers dits sensibles, les études ont pourtant bien montré que ni la construction, ni l'urbanisme, n'étaient au fond la visée de ces démolitions-reconstructions, mais il s'agit bien souvent de sortir d'une situation sociale, conflictuelle et juridiquement insoluble.

À tel point qu'un habitant de Midi-fac, première démolition du quartier Reynerie au Mirail à la fin des années 90, a pu dire : « en France quand on ne sait pas résoudre un problème, on efface le problème ».

Mais comment en sommes-nous arrivés là ?

Car le problème n'est pas toujours, loin s'en faut, lié à la mauvaise qualité des constructions. Il tient surtout à l'entretien indispensable pour toute construction quel qu'en soit la qualité, et plus encore au délabrement de la vie sociale au sein de la résidence, accélérant par les cessions sa dévalorisation et sa dégradation tout à la fois physique et sociale.

Si bien que le problème est d'abord, tout le monde en convient aujourd’hui, un problème de gestion, financière et juridique, de l’entretien de la copropriété. La théorie du "carreau cassé " aux États-Unis affirmait ainsi qu'il fallait s'empresser de réparer la moindre carreau cassé de sorte à éviter la spirale de la dégradation d'une résidence.

Il est couramment admis que les pauvres n'ont pas les moyens d'accéder à la propriété, parce qu'il n'ont pas les moyens de l'entretenir convenablement. Mais cette idée est démentie par tous les pauvres qui paient leurs loyers, notoirement prohibitifs pour eux dans le parc privé, lesquels loyers permettent toujours de financer l'investissement et l'entretien. Cette idée ne tient pas non plus lorsque l'on constate que le blocage principal tient aux bailleurs privés et non aux propriétaires habitants. C'est donc la spéculation et non la pauvreté en soi qui est ici responsable.

Quant au risque que l'on fait courir aux pauvres qui n'ont pas les moyens de faire face aux dépenses imprévues, il suffit de les prévoir, comme le font les bailleurs sociaux puisque les loyers sociaux ou privés financent de fait ces risques.

Mais il est certain que la loi de 1965 sur les copropriétés, laquelle s'accorde nécessairement avec le code civil napoléonien qui sanctuarise la propriété individuelle, cette loi crée un paradoxe lorsqu'elle préserve les droits de propriétaires individuels dans une construction unique dont les murs, les planchers et le toit sont propriété collective. Ici le fondement du droit n'est-il pas quelque peu contradictoire?

Mais les infrastructures juridiques du code civil semblent à ce point figées que même si l'on constate des avancées dans les textes récents (loi ALUR, loi Macron, loi sur la transition énergétique) les juristes peinent à faire évoluer de façon plus décisive ce droit de ce point du vue problématique.

Les réflexions actuelles, notamment liées aux démarche coopératives et participatives dans l'habitat, sur les formes de propriété collective en indivision de type SCI ou de type coopérative, pourraient permettre de sortir de ce dilemme et engendrer à l'avenir des formes nouvelles d'accession à la propriété plus vertueuses du point de vue d'une gestion durable et soutenable puisqu'elles permettent d'anticiper dès l'origine les dépenses d'entretien là où la copropriété dépend toujours d'un vote en Assemblée Générale, et du bon règlement des sommes dues lors des appels de fond.

Car il est évident pour tout ceux qui ont été confrontés à ce problème que sur ce sujet de la vie sociale d'un habitat, il faut absolument prévenir ce que l'on ne sait guérir, puisque le plus souvent c'est la destruction qui solde le manque de prévention.


le DÉBAT aura lieu au CCHa

5 rue St Pantaléon, Toulouse (ancien CMAV)

Mardi 19 avril 2016  /  18h30

Habitat d'urgence et dignité de l'habitat,QU'EST-CE QU'HABITER ?

Avec la participation de :

• Romuald PAGNUCCO, Conseiller Délégué en charge des Immeubles menaçant ruine, du Ravalement des façades et de la Gestion des Enseignes
• Jean-Paul COLTAT, Directeur général S.A. des Chalets
• Luc MONNIN, Architecte Studio K et dirigeant du bureau d’études CATHS Ingénierie sociale
Vanessa DE CASTRO CERDA, association Architecte sans frontières
Maxim JULLIAN, Architecte
Lucas KANYO, Doctorant à l’ENSA Toulouse
François HERBEL, association Bois & Cie

• Sarah BARRIÈRE, association AVEC [Actions pour Vaincre l'Exclusion de Citoyens]

• Aldo Maggiore, CCPRA Midi-Pyrénées (Conseil consultatif des personnes accueillies et accompagnées)

Virgine GARNIER et Vincent VERBRUGGHE, Travailleurs sociaux au 115, Collectif GPS (Groupement Pour la défense du travail social)
Thomas COUDERETTE, CEDIS (Collectif d’Entraide et D’Innovation Sociale)

 

Vous pouvez écouter ce débat ici

 


     Nombreux sont ceux aujourd’hui qui cherchent des solutions au scandale de ce nombre croissant de personnes et de familles à la rue, en voulant relancer la production industrielle de logements sociaux, en imaginant des solutions d’hébergement d’urgence, ou en concevant des abris de fortune, précaires, mobiles ou démontables… voire même écologiques.
Mais il est clair déjà depuis longtemps que tout le monde ne pourra avant longtemps avoir accès à un vrai logement, social ou non, conforme à l’ensemble des normes et règlements qui régissent la production du logement en France.
     Mais si la possibilité d’accéder à un “logement autonome” semble reculer en proportion inverse de l’inflation normative qui ne cesse de renchérir son coût, qu’en est-il de la question de la dignité de ces solutions, qu’elles relèvent du logement ou de l’hébergement, voire de ces cabanes en carton que l’on en est venu à imaginer pour protéger les sans-abri du froid et d’une totale exposition dans la rue.
C’est que la dignité ne peut être évaluée en termes de conformité à des normes et des labels, en coûts et performances techniques, ni en chiffres et ratio. Elle est avant tout une question de regard, de regard sur soi-même et de regard des autres sur soi-même, les deux s’engendrent mutuellement.

     Ainsi on peut construire aujourd’hui des logements rigoureusement conformes et perçus comme indignes de par leur environnement et leur image. De même on peut vivre de façon frugale et modeste dans une construction d’une admirable dignité et d’une magnifique simplicité. Question de latitude et de milieu ?
Question de regard où l’esthétique résultante se trouve quelquefois érigée en modèle… Voir les hôtels de tourisme équitables ou pas équitables du tout…
    Outre la construction, la dignité d’un habitat est souvent tributaire de la relation qui s’établit par elle entre ceux qui l’ont produit et ceux qui en jouissent. Ainsi la plus haute dignité est sans doute celle de celui qui construit pour lui-même, le “maître d’ouvrage”, et la moindre dignité se trouve lorsque l’on est “logé” par un tiers dans des conditions sur lesquelles on a aucune prise, assujettis que nous sommes à un gestionnaire, aussi bien intentionné et dévoué soit-il.
C’est ainsi que Roland Simounet trouvait plus de dignité dans les bidonvilles de Mahiedine à Alger que dans bien des constructions de relogement d’urgence.
C’est ainsi que certains choisissent la liberté de la rue refusant d’aller s’abriter dans des centres d’hébergement d’urgence pourtant conçus en toute rationalité et conformité normatives pour eux, mais naturellement, sans eux. On s’est souvenu de la formule de Ghandi :”tout ce qui est fait pour vous, sans vous est fait contre vous.”
     Outre donc un problème économique de production de logement, au-delà de l’écart croissant entre les ressources des ménages et le coût de sortie du logement neuf, au-delà des plans de centaines de milliers de logements, sans cesse avortés, nous savons bien aujourd’hui que la production industrielle massive telle qu’elle fut mise en œuvre après-guerre ne répond pas à cette aspiration naturelle à la dignité humaine. Au point qu’on les démolit aujourd’hui, alors même que ces logements sont souvent conformes, voire même spacieux et exceptionnellement bien conçus, comme au Mirail.
L’homme a besoin d’un toit certes et de pouvoir se tenir au chaud. Mais n’a-t-il pas besoin de dignité autant sinon plus encore que de performances normatives et de label environnementaux ?

     Et la première de ces dignités n’est-elle pas de rendre à chacun le droit d’œuvrer pour lui-même et par lui-même à son bien-être et à celui de ses proches ? N’est-elle pas de retrouver un peu de cette liberté qu’ont les animaux, — disait Le Corbusier lui-même —, de déterminer leur espace propre ; une liberté dont seuls les hommes, à l’exception des plus riches, sont aujourd’hui dépourvus.
“On ne vous loge pas on vous stocke” trouvait-on écrit sur les murs du Mirail dans les années 70, ou encore “je ne veux pas mourir ici”. Et l’on songe irrésistiblement aux élevages industriels de poulets, en se posant légitimement la question : les mêmes paradigmes industriels peuvent-ils régir à la fois la production des poulets en batterie et le logement des populations les plus modestes ?
Quelle dignité, dès lors, pour ceux qui ont décidé de vivre libres, et pour qui de bonnes âmes bien intentionnées ont conçu des boîtes tout confort à produire en séries industrielles ?
La seule solution à cette question de la dignité d’un abri se trouve certainement dans la bouche des intéressés. Et il y a fort à parier qu’elle sera différente pour chacun d’entre eux, et qu’elle sera chaque fois un rêve qui lui sera propre, incommensurable aux autres rêves. C’est ainsi que nous aurons autant de rêves qu’il y a d’hommes, et que chaque rêve sera sa création propre et l’expression de sa liberté.

 

Mercredi 17 février 2016 

à  18h30

 

le DÉBAT aura lieu

à BALMA

Résidence CALLISTO

8 rue Marcel Pagnol, 31130 Balma

"ACCÉDER AUTREMENT À L'HABITAT… pour faire la ville !"

Avec la participation de :
Vincent TERRAIL-NOVES, Maire de Balma
Julien KLOTZ, Conseiller départemental, président de la commission Logement - Développement durable
Régis GODEC, Conseiller métropolitain - Toulouse Métropole
Thérèse PICHON, ancienne adjointe à l’urbanisme de la ville de Balma en charge de la ZAC de Balma-Vidailhan
Céline Gislard, chef de projet de la ZAC Vidailhan pour l’Oppidéa
Jean-Paul COLTAT, Directeur général de la S.A. des Chalets
Pascal BARBOTTIN, Directeur général de Patrimoine SA Languedocienne et Président de la Coopérative Toulousaine d’Habitations
Douchan PALACIOS, architecte
Mathieu LEMAÎTRE, président de l’association des habitants de CALLISTO
Vincent CHABOY, association Vivr’A Vidailhan


De l’habitat à la ville, il y a ce même rapport qui lie l’individu à la société.

C’est avec des maisons que l’on fait une ville, et c’est avec des citoyens que l’on fait une cité” disait déjà Rousseau.

N’est-ce pas, en effet, du “partage de l’espace”, de la “participation” de chacun à la vie collective, que naît une “communauté urbaine” qui soit une communauté humaine, une grande famille de voisins à laquelle on s’attache avec le temps lorsqu’on prend le temps de l’échange et du partage ? N’est-ce pas ce “commerce des hommes” qui n’est pas nécessairement marchand, qui les enrichit et d’où naissent les solidarités sociales et le goût du vivre ensemble  ?

C’est aujourd’hui possible avec les nouveaux modes d’accession sociale à la propriété. Plutôt que de miser sur la spéculation financière et fiscale dont chacun sait qu’en dopant la production immobilière, elle tue la ville. N’est-il pas urgent, dès lors que les solutions existent, de miser sur l’accession sociale à la propriété et sur la participation de tous pour “faire ville” ensemble ?

L’habitat participatif, sous ses formes les mieux maîtrisées, qui remet l’homme au commencement et au centre du projet, n’est-il pas dès lors un des moyens privilégiés de faire la ville ? Afin que de la crise que nous traversons renaisse la ville.

 

CONTACTS

contact[a]faire-ville.fr

formation[a]faire-ville.fr

poiesis[a]faire-ville.fr

5 rue St Pantaléon, Toulouse

Tél. 05 61 21 61 19

HORAIRES D'OUVERTURE du CCHa

Du Mercredi au Vendredi de 12h30 à 19h00

et le Samedi de 14h30 à 19h00

Accès : Métro ligne A, arrêt Capitole /

            Ligne B, arrêt Jean Jaurès

Le CCHa se trouve au fond de la cour

ENTRÉE LIBRE




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